P'tit coup de mou... News en vrac.
C'est un lundi comme je ne les aime pas.
C'est un lundi sans mes Zoulous.
C'est un lundi où je vais devoir aller chercher ma collègue venant d'Autriche à l'aéroport, pour lui laisser toute la semaine, la voiture, le téléphone et l'échantillonnage pro. Il s'avère que sans tout cela, ça semble d'autant plus compliqué de bosser le reste du temps...
Je n'ai rien envie de faire.
Je me sens fatiguée (3 réveils pipi en 7h de nuit !)
Je me sens lourde et encombrée (c'est certain, même si je n'ai pris, à ce jour, que 2 kg !)
Il fait un temps de crotte et ça me saoule. Il pleut, il fait tout gris et brumeux et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne fait pas vraiment chaud.
Samedi, Nous sommes allés voir notre SF. Petite heure de discution tranquille, écoute du coeur de notre bébé (qui n'apprécie pas beaucoup le doppler, il se sauve des qu'on l'approche de mon ventre !), prise de ma tension et mesure de la hauteur de mon utérus... rien de bien extraordinaire mais tellement agréable de simplicité...
L'après midi, je me suis attelée à la lourde tache de démonter la poussette que je conserve depuis que je ne m'en sers plus pour Fistond'Amour, nettoyer tous les textiles, les tubes, les roues...Je ne suis pas peu fière de mon travail. Elle est presque comme neuve. Je ne suis pas certaine qu'elle servira beaucoup à Zébulon vu le nombre d'écharpes de portage que j'ai déjà, mais bon, il suffit que l'on n'ai pas de poussette pour le regretter et en avoir besoin.
Hier, les parents de ZhomChéri sont venu déjeuner avec le grand-père (qui venait pour la première fois dans notre "cheznous") ainsi que BelleSoeurChérie et son chéri. Quelques heures en cuisine et un menu des plus goûteux m'ont valu les compliments de mon ZhomChéri. J'avoue que, l'entendre me dire que je l'ai épaté avec ma "réduction de vinaigre de framboise, miel et pointe de crème sur les feuilletés de chèvre" et mon "rôti de veau orloff à la sauce au champagne rosé"... ça m'a fait très plaisir ! Il semble que nos convives aient tout autant appréciés car il ne restait rien dans les assiettes.
Ce jour, j'aurai bien voulu tester notre nouveau taille-bordures...mais il pleut !
J'aurai aussi aimé enfin tailler les haies du jardin... mais il pleut !
J'ai terminé la peinture et le papier peint du couloir qui mène aux chambres la semaine dernière.
J'ai fais le tour de mes blogs favoris.
Et à présent je tourne en rond...
Il y a 10 ans, PetiteChérie...
Le 17 mai 2002
Comme récit de naissance, j'ai choisi de vous recopier tout ce que j'ai écrit durant le travail et après la naissance du bébé. C'est un texte brut, sans "analyses", juste les faits.
6h du matin, je suis entre deux sommeils, je m'éveille doucement quand je sens comme un "clash" dans mon ventre. Je me rendors un peu. 6h13 je me sens mouillée, je suis carrément trempée, je porte la main à mon visage pour en sentir l'odeur...rien, je ne sens rien de particulier. Dans la pénombre de la chambre, je me lève, attrapant un lange dans le sac des affaires prévues pour l 'accouchement. Ça coule un peu plus, je file dans la salle de bain pour prendre une grosse serviette et je vais aux toilettes.
Je vais ensuite dans le salon pour téléphoner à ma sage femme, je voudrais savoir combien de temps on peut rester sans contractions, avec la poche des eaux percée...on discute un peu, elle m'informe, me conseille de ne pas prendre de bain et de ne pas m'examiner avant d'avoir des contractions, je peux rester ainsi 2 ou 3 jours, sans risques. Elle se réjouit avec moi...Noël arrivera en mai cette année !
Je retourne me coucher. Je sent une première contraction, il est 6h34, elle arrive doucement, monte, monte...j'inspire et j'expire lentement, à sa vitesse...elle part. Je me dis qu'elle est plus forte que les premières contractions que j'avais senti pour la naissance de FilleAinée...
JF se réveille quelques minutes plus tard, je lui explique ce qui se passe, il me dit "Ho merde, déjà !"...il se rendort à moitié, je le secoue un peu, il a du mal à émerger.
A 7h il se réveille vraiment, se lève et on prépare le lit comme prévu pour la naissance du bébé.
Les contractions reviennent vite....toutes les 6-8 minutes. Douloureuses mais supportables ; je les accueille comme un cadeau.
FilleAinée dort encore, on la laisse tranquille. Nous allons dans la cuisine préparer le petit déjeuner, j'ai faim.
En fait de petit déjeuner, je me contente d'un petit bout de pain beurré et d'un verre de jus de fruit, j'ai pas envie d'autre chose, la vue de la nourriture me coupe la faim.
Les contractions sont toujours présentes aux 6-8 minutes, et toujours supportables, bébé bouge beaucoup, je trouve ça agréable. Je continue de perdre les eaux doucement. Je marche un peu, je bouge, mais rapidement je ressent l'envie d'aller dans la chambre, dans mon lit. Je vais m'y asseoir, adossée à plusieurs coussins, je suis bien.
Entre temps, FilleAinée s'est levée, son papa s'occupe d'elle, on lui parle, on lui explique ce qui se prépare, elle est un peu perturbée de me voir couchée. Bébé doit bientôt arriver.
Bientôt, j'en suis persuadée ! Les contractions arrivent toutes les 4-6 minutes, je pense bien que ca ne devrait plus durer trop longtemps. Je commence à avoir mal, il doit être à peu prêt 11h.
Seule dans ma chambre, je gère pas trop mal, je pousse des "hououou !" et des "hooooo !" quand j'ai vraiment trop mal, ca me soulage, je respire le plus fort possible, je veux oxygéner mon bébé au mieux.
Parfois FilleAinée vient me voir avec JF. je me rends compte qu'à ces moments là je les aime, je les sens proches de moi tous les deux, attentifs à ce que je ressens, mais en même temps, plus moyen de gérer la douleur, je crie, j'effraie ma fille, je lui fais peur, elle pleure, elle ne comprend pas, je lui parle, son père aussi,...on lui explique.
Il doit être 12 ou 13h...je trouve que ça commence à durer un peu, je change de position et je me mets sur le bord du lit, nue, à me tenir les genoux à chaque contraction, le lit est bas. Ma sage femme, me dira au téléphone que la position est parfaite puisqu'elle ouvre bien le bassin. Je vais rester ainsi au moins 5 ou 6 heures, avec les contractions qui arrivent toutes les 2-4 minutes, je commence à fatiguer, ça n'avance pas.
Vers 19h je rappelle J. Les contractions ralentissent mais s'intensifient dans la douleur. Cela fait plus de 12 heures que le travail à commencé ! J. me rassure, m'explique que mon corps à senti mon besoin de repos, je dois en profiter entre chaque contraction, bien souffler. J'ai maintenant entre 6 et 8 minutes entre chacune...à mettre à profit un maximum. Le plus dur reste à faire, je le devine même si elle ne me le dit pas. Je rechange de position en essayant de me mettre à 4 pattes sur mon lit....insupportable, je ne gère plus rien....je me rassieds au bord du lit, je n'y suis plus bien. Je me remets un peu assise au milieu de mon lit, soutenue par des coussins installés par JF. Je suis bien, je souffle un peu. 20h passé...JF va faire manger notre fille qui ne le quitte pas d'une semelle, je les aurais peu vu durant le travail, mais j'ai entendu ma fille pleurer plusieurs fois et son père murmurer....
Je suis vraiment fatiguée, presque 14 h que ça dure, les contractions se rapprochent à nouveau, de plus en plus douloureuses, je hurle à chacune. J'ai l'impression que ça n'avance pas, ça stagne. Le bébé me rassure en bougeant régulièrement heureusement. Je lui parle souvent, je l'appelle, je l'attends mais quelque chose bloque.
J'ai besoin de JF....je le sens, mes pensées sont toutes vers lui, ce besoin est impérieux, je veux sa présence....moi qui lui avais donné ma parole qu'il pourrait faire ses propres choix ..... Je lui demande de rester un peu avec moi, de me tenir les mains, le bébé pousse sur le col mais n'arrive pas à le franchir.
JF fait des allers et retours pour FilleAinée qui ne s'endort qu'à 21h, crevée de toutes ces émotions qui ne sont pas siennes et qu'elle doit quand même assumer.
JF est alors tout à moi, mais c'est pourtant à partir de ce moment là que je craque. Je n'en peux plus, j'ai envie de pleurer à chaque contraction mais je n'y arrive pas. Je me braque contre la douleur, je n'en veux plus, qu'elle parte, qu'elle me laisse tranquille.
Je suis à nouveau assise sur le bord de mon lit, tirant sur les mains de JF à chaque contraction. Il décide d'appeler à nouveau J. , elle le rassure puis me rassure, me comprend, elle sait que je suis proche du but, de la délivrance, elle m'encourage mais je n'ai plus de forces, je me sens vide, je n'arrive plus à être forte, je me désespère, le bébé ne descend pas, je ne sens toujours pas sa tête lorsque je me touche. J. veut que je change de position pour me mettre à 4 pattes à coté du lit. Je ne peux pas, je ne peux plus bouger, chaque mouvement m'est insupportable. JF reprend le téléphone, parle avec J. , je ne sais pas trop ce qui c'est dit, mais en quelques minutes, JF me force presque à descendre du lit et à me positionner comme lui dit J. , toujours au téléphone : genoux par terre, bras sur le lit où sont empilés les coussins.
J'ai à peine le temps d'écarter les jambes...LA poussée arrive, forte et puissante, elle me surprend par son intensité impérieuse, elle m'envahit. Je crie "Le bébé arrive" plusieurs fois, JF est derrière moi, poussant sur mon périnée, aux conseils de la sage femme afin que je ne l'éclate pas, il me dit d'arrêter de pousser...mais ce n'est pas moi qui pousse, c'est le bébé.
Je me touche le sexe, ça brûle, je sens la tête sous mes doigts, je me caresse la vulve essayant de la soulager. Que ca brûle ! La tête sort en quelques secondes, je passe mes mains le long du cou du bébé pour vérifier que le cordon ne soit pas autour. Je me redresse, droite et j'accueille mon bébé dans mes mains. chaud, doux, glissant...pas un cri, mais quelques mouvements de bras et de jambes, sa tête tourne dans tous les sens, cherche l'air, le nez et la bouche gargouillent.
Il est 21h 59. enfin je pleure, je me laisse aller complètement à ces émotions qui me submergent. "J'ai réussi, j'ai réussi, mon bébé est né, nous avons réussi JF !"
De la tête aux pieds, le bébé est plein de sang, mon sang, je le mets contre moi entre mes seins, mais le cordon est trop court, ça tire entre mes jambes et sur son petit ventre, je le redescends un peu sur mon ventre, je le maintiens d'un bras pendant que l'autre caresse ce petit corps chaud, je le sent mais ne perçoit que l'odeur du sang. JF pose un lange sec sur son corps, je stoppe son geste avec un sourire et regardant le bébé je dis "Mais au fait, tu es quoi, toi ?" je touche son sexe puis j'écarte doucement une petite jambe....c'est une fille, c'est A.
Très vite, elle prendra sa première tétée. Le placenta sortira 26 minutes après le bébé, mais JF ne coupera le cordon que beaucoup plus tard.
Ce placenta nous le conserverons dans un pot, avec de la terre dans lequel nous planterons un chêne....A. signifie chêne en hébreux....
Laissez passer !
Hier, fin d'après midi, petites courses avec les 3 Zoulous, après l'école. (oui, oui, les 3 en même temps, non, je ne suis pas complètement maso car je sais que dans le petit centre co. du coin, il y a un espace "Kinect" en démo, donc en bonne mère indigne que je suis j'ai laissé Fistond'Amour et FilleAinée jouer ensemble durant +/-20mn)
PetiteChérie m'a donc accompagnée pour trouver quelques bonbons qui serviront à confectionner des brochettes demain matin... jour de ses 10 ans !!!
J'en viens aux faits : Il y a du monde aux caisses à 17h30. C'est fou ! On dirait que tous les villageois du coin se sont donné le mot pour faire leurs courses à la même heure. Avec mon tour de taille XXXL, je me dirige évidemment vers une caisse "prioritaire" axèe femmes enceintes. Une cliente enceinte fini de ranger ses courses. Elle en est presque à régler ses courses, un homme seul pose ses achats sur le tapis. Beaucoup de choses ! PetiteChérie compte nos articles : 11.
- Maman, on pourrait passer à une caisse rapide ! On a presque rien.
Je regarde la caisse rapide en question.... il y a au moins une dizaine de personnes ! J'explique à ma fille que ça ne vaut pas le coup de changer de file pour attendre encore plus. Elle regarde alors notre caisse, l'homme devant nous, et me dit que nous pourrions passer, que nous avons le droit.
Je n'aime pas particulièrement "demander" à passer à ces caisses. Je parts du principe qu'elles sont justement réservées aux femmes enceintes et que laisser passer une femme enceinte devrait être une évidence pour la personne qui souhaite y passer sans être enceinte.
J'explique cela à ma fille de presque 10 ans. Elle insiste sur mon droit à demander de passer. Toutes les deux, nous avons très bien observé que l'homme devant nous fait semblant de ne pas me voir. (Il doit y mettre du coeur car franchement avec mes 135cm de tour de taille, aucune chance de me louper !)
Du coup, ma Miss parle un peu plus fort, me demande quand le bébé va arriver, pourquoi les gens sont pas très poli.... leçon de civisme en cours ... Je lui explique donc que c'est un évènement à retenir pour elle. Comme cela, quand elle sera plus grande et qu'elle passera à une telle caisse sans être enceinte, elle pensera à ce que sa maman aura vécu et laissera gentiment sa place à une femme enceinte, d'elle-même, sans que personne n'ai besoin de lui demander. Elle a bonne mémoire ma fille... je sais qu'elle retiendra... en attendant, elle boude quand même un peu en faisant des câlins à mon ventre, car elle trouve que "c'est pas juste maman, que tu passes pas devant."
L'homme devant nous à fini de poser ses courses sur le tapis. C'est là que la caissière se lève de sa chaise et m'interpelle gentiment.
- Madame, Venez, Vos pouvez passer !
- heu... oui ... heu... mais je peux attendre vous savez, je ne suis pas à cela prêt....
- Non, non, venez, vous avez un petit panier, vous pouvez passer.
J'avoue que je n'aime pas trop être interpellée de la sorte, car du coup, tous les regards se tournent vers moi. je ne suis pas forcément très à l'aise mais là, je ne peux plus faire machine arrière, je passe donc devant l'homme et je donne mon panier à la caissière.
Ce qui est assez drôle, c'est que lorsque je suis passée, l'homme a dit assez fort, "Mais oui madame, allez y passez, vous auriez du me le demande, je ne vous avais pas vu !"... hum... sans commentaires...
Il va de soi que j'ai consciencieusement remercié la caissière et juste avant de partir, je me suis retournée vers l'homme avec un grand sourire pour le remercier lui aussi... sur un ton légèrement mièvre... (faut pas pousser quand même ;-) )
J'ai lu "Intimes Naissances"
Il y a quelques temps déjà, j'ai fini de lire "Intimes Naissances : choisir d'accoucher à la maison".
J'en avait déjà entendu parler lorsqu'il est sorti en 2008, mais j'avoue que je n'étais plus vraiment dans le bain à l'époque.
Je suis re-tombée dessus il y a quelques semaines dans la boutique d'une cliente... et je me le suis offert. Gros pavé de presque 450 pages, je me suis dis que j'en aurais bien pour un bon mois à le lire... que nenni ! 6 jours ! je l'ai vraiment dévoré en 6 jours ! Ayant déjà vécu 2 naissances à la maison, forcément je me suis retrouvée dans les nombreux témoignages et récits de naissances. Certains m'ont semblé un peu trop "ésotériques" pour moi, mais globalement, j'ai ressenti à nouveau certaines sensations, certaines émotions très fortement... Les explications techniques des professionnels sont très intéressantes, faciles à lire et à comprendre même quand on ne sort pas d'études médicales. Elles complètent vraiment très bien cet ouvrage que je ne peux que recommander à toutes celles que le sujet passionne.
Bonus personnel : J'y ai découvert le témoignage de Joelle, la SF qui à suivi ma seconde grossesse et celui de Françoise, la SF qui à suivi ma troisième grossesse. J'ai adoré les re-découvrir sous un aspect différent.
Quelques jours au soleil...
Pour de Vraies vacances avec ZhomChéri et les Zoulous ! En prime : le Soleil ! Si, si, je vous assure, nous avons eu du soleil ! du vrai, du bon, du chaud soleil ! Et en France ! Rien que ça !
C'est simple, avec l'arrivée prévue en août de notre Zébulon, il ne nous a pas semblé raisonnable d'envisager des vacances en juillet... et en août, avec un tout petit de quelques jours, c'était tout autant difficilement envisageable, les paramètres post- accouchement nous ont semblé trop aléatoires pour réserver quoique ce soit à l'avance.
Ce fut donc une semaine dans un camping 4* à Pornic en mobile-home. Le critère de sélection fut d'y trouver obligatoirement une piscine intérieur chauffée. Nous sommes téméraires, mais pas masochistes ! lol. La météo de ces derniers mois étant plus que capricieuse, il était hors de question d'envisager de rester enfermé à 5 dans les 35m2 du logement.
Nous sommes arrivés samedi dans l'après midi sous une pluie battante et un vent qui a tué mon parapluie en quelques minutes (paix à son âme). Les 36h suivantes nous ont semblé bien longues sous une pluie toujours aussi importante et même une tempête à décorner tous les cocus de la terre. D'autant qu'on ne pas dire que la connection Internet était au top...
Mais Ho, miracle ! Lundi matin, en nous levant, c'est un rayon de soleil que nous avons pu apercevoir dans le ciel... rayon de soleil qui ne nous a pas quitté de toute la semaine ! A nous la plage :
la piscine extérieur, les balades sur le port de Pornic (avec passage à la boutique de la Fraiseraie pour déguster des glaces à tomber !!!)
et la visite de la faïencerie.
Nous sommes allés jusqu'à Nantes, afin de faire découvrire aux enfants les machines de l'ile,
visiter quelques églises...
et le chateau des Ducs de Bretagne :
Et j'ai aussi adoré découvrir ceci en faisant nos courses au supermarché du coin :
Bref, une petite semaine pas forcément reposante mais très dépaysante, avec le plein de vitamine D pour tout le monde !
Juste pour information, les photos ne sont pas libres de droits, donc il ne vous est pas permis de les utiliser sans autorisation.
Projet de Naissance
J'ai découvert l'existance du Projet de Naissance il y a seulement quelques années. Après avoir eux mes 3 premiers Zoulous.
Cela ne me serait pas venu à l'idée de mettre par écrit ce que je voulais et ce que je ne voulais pas avant la naissance de FilleAinée. Savais je seulement d'ailleurs ce que je voulais ou non ? A peine. J'étais juste certaine de ne pas vouloir de péridurale ni d'épisiotomie. Je n'ai pas eu la première mais j'ai eu la seconde même après avoir dit "Non" quand la sage femme a sorti les ciseaux.
La relation de confiance que nous avions tissé avec la sage-femme qui nous a accompagné lors de ma seconde grossesse valait bien tous les projets de naissance... ma seconde sage femme, celle qui fut présente à la naissance de FistonChéri, m'avait été recommandé par ma première sage femme...là non plus je n'ai même pas eu l'idée de réaliser un projet de naissance.
Durant les 8 dernières années, je n'ai pas arrêté de m'informer sur tout ce qui concerne la naissance, l'accouchement, l'accueil du nouveau né, l'écoute et les attentes des uns et des autres... Ai je appris plus de choses que ce que j'étais capable d'encaisser ? mes deux fausses couches ont elles eu un impacte sur ma confiance en moi, sur ma capacité à accueillir mon bébé comme je le souhaite profondément ? Je ne sais..... toujours est il, que cette fois ci, il m'a semblé évident que j'allais faire un Projet de Naissance. A la base, je pensais plutôt établir juste un projet d'accueil du nouveau né, mais quelques chose de plus complet m'a semblé quand même intéressant à rédiger.
J'envisage toujours d'accoucher à la maison avec ma sage-femme, ou une collègue à elle si Zébulon décide de venir avant, durant les congés de la première. Il peut très bien avoir des "Mais", des "Si", des "Peut-être" et des tas de "???" donc après avoir pris les devants en nous inscrivant dans une maternité du coin, le projet de naissance leur sera soumis quand nous retournerons les voir pour le rendez vous de l'anesthésite et celui du 9eme mois.
Pour m'aider à la rédaction, je me suis aidée du Projet de Naissance d'une amie Inernaute, du site de Sophie gamelin : Projet de Naissance et de son livre très complet : 
PROJET DE NAISSANCE
ENTRE : Mr D. et Mme M. Nathalie.
ET : Mrs, Mmes les sages femmes, médecins, puéricultrices, de l'hôpital.
Date théorique de l’accouchement : 10 aout 2012
Mon premier enfant, une petite fille, est né à l'hôpital en 2000. J'y ai fait l'objet de gestes que j'ai ressentis comme une grande violence (touchés vaginaux très fréquents, épisiotomie sans prévenir malgré mon refus, expression abdominale en l'absence d'hémorragie, aspiration d'office des voies respiratoires du bébé...), ce qui m’a poussée à une réflexion sur les diverses procédures d’accouchement. Ne me reconnaissant pas dans des protocoles qui m’ont semblé rigides et déshumanisés, j’ai fait le choix d'accueillir ma seconde petite fille en 2002 et mon petit garçon en 2004, dans ma maison, accompagnée par une sage-femme libérale.
Accoucher de nouveau en structure n’est pas notre choix initial. Nous souhaitons offrir à notre enfant une naissance douce et paisible au sein de notre maison. C’est toutefois dans un esprit presque serein (grâce à la gentillesse et à l’écoute d’une sage femme que nous avons rencontré dans vos murs au cours du 4eme mois) et avec confiance que nous nous tournons vers vous afin d’envisager tous les aspects de cette naissance en milieu hospitalier si notre projet ne pouvait voir le jour comme nous le souhaitons, à la maison.
Nous voulons être responsables de cet événement et le vivre pleinement le plus naturellement possible.
Nous reconnaissons que des circonstances adviennent où les connaissances de l'équipe médicale puissent être vitales. Avant toute intervention, nous voulons être informés de façon détaillée des raisons et effets possibles ainsi que des risques que présentent les thérapies proposées, afin de nous laisser choisir ce qui nous conviendrait le mieux.
Avant d’entamer ensemble l’aventure de l’accouchement, nous vous présentons notre projet point par point et nous vous remercions par avance de nous accompagner.
La présence du papa est un incontournable à tous les stades de la naissance de notre enfant.
Au premier stade du travail (dilatation)
ü Je ne souhaite pas de touchés vaginaux,
ü Afin de préserver l'intimité de ce moment particulier, je n’accepte aucun stagiaire, et désire que la porte de la salle de travail ne soit pas ouverte intempestivement mais délicatement après avoir toqué.
ü Je désire bénéficier de toute ma mobilité, être accompagnée par mon conjoint quand j’en ai besoin, pouvoir bénéficier du soutien et de l’accompagnement d’une seule et même sage-femme durant tout le travail (dans la mesure du possible)
ü Je ne désire aucune perfusion (ocytocine, glucose…), ni même de voie d’accès, et ne souhaite pas avoir recours à l’analgésie péridurale
ü Dans la mesure où ma grossesse et mon accouchement sont physiologiques, je ne veux pas de monitoring continu. Je préfère une surveillance du rythme cardiaque de bébé par intermittence et qui ne m’immobilisera pas,
ü Je ne souhaite aucune accélération de mon accouchement, la poche des eaux ne sera percée artificiellement qu'à mon éventuelle demande.
Au deuxième stade du travail (poussée)
ü Je refuse la sonde urinaire
ü Je pousserai suivant mon instinct et sans blocage de respiration,
ü Je refuse la pression sur mon utérus pour expulser bébé,
ü Je désire accoucher dans la position de mon choix : debout, assise, accroupie etc...
ü Le personnel médical sera limité à la sage femme dans la mesure où la naissance se déroule sans problèmes,
ü Je refuse catégoriquement l'épisiotomie et ce même en cas de déchirure probable ; pour cela je m’appuie sur les études de l’OMS et mon expérience personnelle.
ü Lors de la phase d’expulsion, s’il y a progrès et que le bébé et moi sommes en bonne santé, je ne souhaite pas qu’on intervienne (instruments ou injection d’ocytocine), même si la durée semble plus importante que la norme.
ü Je souhaite une lumière tamisée au moment de la sortie du bébé.
Au troisième stade du travail (décollement et expulsion du placenta)
ü Je désire que cette phase soit la plus naturelle possible sauf en cas d’hémorragie (pas d’expression abdominale, de tension sur le cordon, d’ocytocine), même si la délivrance tarde. Je préfère l’attente et les méthodes douces (telle que mettre bébé au sein pour provoquer des contractions),
ü Le cordon sera clampé uniquement quand il aura fini de battre, ou après qu'il ait été trait,
ü Je refuse l’exploration de la cavité utérine systématique. Je la refuse également si c’est une partie des membranes qui manque (et non une partie du placenta).
L’accueil du nouveau né
Dans la mesure où notre bébé va bien :
ü Je désire le garder sur moi autant que je le souhaite,
ü Je refuse qu'il soit aspiré, sauf en cas d’absolue nécessité (méconium)
ü Je refuse les gouttes dans les yeux et tout acte médical non vital,
ü Je ne veux qu'aucune substance (médicaments, vaccin, alimentation, vitamines, eau sucrée...) ne soit administrée à mon bébé, autre que mon lait maternel, ce point est particulièrement important à mes yeux.
ü Je refuse qu'il sorte de la pièce où je suis même accompagné de son papa,
ü La pesée sera faite quelques temps (heures ?) après, à un moment où j’accepterai de m’en « séparer un peu », de même que pour la température puisque de toute façon il sera collé à mon corps et réchauffé par celui-ci,
ü La taille sera mesurée quelques jours après la naissance (évitant ainsi de l’étirer),
ü le bain ne sera pas donné le jour de la naissance ou alors par moi même/ le père lorsque nous le jugerons utile.
ü Le processus de rencontre devra être respecté et l’intimité de ce moment prise en compte.
Dans l’hypothèse où le déroulement de l’accouchement (césarienne) ne me permet pas de garder bébé sur moi, le papa le fera. Cependant, dès ma demande, mon bébé devra m’être amené. Si l’état de mon enfant nécessite des soins, le papa l’accompagnera en permanence dans cette épreuve, ainsi que moi-même, selon mon état.
La césarienne
Si la césarienne est réellement nécessaire (condition vitale), je désire :
ü Que mon conjoint soit présent,
ü Être consciente grâce à une anesthésie locale (exemple rachianesthésie),
ü Ne pas avoir les mains attachées afin de pouvoir câliner et embrasser mon bébé si celui-ci va bien,
ü Que le champ opératoire soit baissé, vers la fin de l’opération, pour accueillir bébé dans des conditions similaires à la voie basse citée plus haut.
ü Je ne veux pas que l’on soit séparé si son état de santé est bon.
ü Que le bébé soit réchauffé par la méthode kangourou sur son papa et non dans une couveuse si son état le nécessite
ü En cas de problème de santé chez le bébé après sa naissance, je veux que la proximité mère enfant soit maintenue au maximum, ou du moins que la présence du papa soit maintenue en permanence auprès du bébé
L’allaitement
Le lait maternel sera la seule nourriture que recevra mon bébé.
Si il ne m’est pas possible de lui donner le sein directement, je souhaite pouvoir tirer mon lait et lui donner ou en cas d’impossibilité directe, qu’il lui soit donné par le papa ou le personnel soignant, par un mode autre que le biberon (risque de confusion sein-tétine), à la tasse ou à la cuillère par exemple.
Le départ
Je souhaite dans la mesure où l’accouchement s’est bien passé :
ü Quitter la maternité quelques heures après l’accouchement, le jour même.
ü Être suivis, mon bébé et moi même, par ma sage femme libérale Mme S.L.P. à notre domicile,
ü Que vous me fournissiez les documents à signer pour cela dès que je vous les demande (décharge).
Si une hospitalisation en service de maternité est nécessaire, je souhaite que le père, le frère et les sœurs puissent nous rendre visite sans restriction d’horaire et que le père puisse rester même de nuit.
Nous souhaitons avoir accès à des informations claires en cas de survenue de difficultés, et que chaque décision soit prise en concertation avec mon conjoint et moi-même.
Nous rappelons que selon l’article L 1111-4 du code de la santé publique :
« Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ».
En rapport avec cet article de loi, nous demandons, même en cas d'urgence, à avoir un minimum d’explications et à rester des interlocuteurs.
Toutefois, il reste évident qu’en cas de réel danger vital pour le bébé et/ou pour la mère, la santé prime et l’équipe médicale fera son possible pour le/la/les sauver.
Nous espérons cependant que la naissance en ce cas ultime de danger, pourra garder une part d’humanité, de respect, de considération et dans la mesure du possible, de non séparation.
La violence n'est pas une forme d'éducation !
Hier, en discutant de façon anodine avec mes filles, (il était question de jeux de société, de mauvais joueur et de file en aiguille, de leur cousin, fils de la soeur de leur père) Elle m'ont appris qu'il se faisait régulièrement "taper dessus" par son père.
La soeur de mon ex et moi n'avons pas eu une relation harmonieuse durant toutes les années que j'ai été avec son frère. Mais avec la naissance de FilleAinée, puis l'année suivante de son fils, nous nous étions beaucoup rapprochées, elle a même allaité son fils plus ou moins 3 ans. Elle le maternait beaucoup, était beaucoup à son écoute... normal pour nous quoi ... mais beaucoup moins pour le père de l'enfant en question. Il n'apposait pas son véto à priori de façon arbitraire, mais je l'ai toujours senti très réservé sur cette façon d'élever les enfants, d'ailleurs leur second enfant, une fille née quelques années plus tard n'a été allaitée "que" 6 mois, n'a pas connu la chambre parentale ni le portage en écharpe... ça m'a semblé dire beaucoup de choses... Mais comme on dit, chacun voit midi à sa porte et élève ses enfants comme il le souhaite, n'est ce pas. Ce sont des choix de famille, de couple parentale. Personne n'a rien à en dire.
Mais je me souviens de ce petit garçon comme étant un gentil petit gars, ayant un fort caractère mais pas méchant. Juste très très mauvais joueur... d'autant plus encore quand il perdait. J'en parle au passé car mon ex belle soeur a souhaité couper complètement les ponts avec moi lors de la séparation Ce qui fait qu'à ce jour, je ne l'ai pas vu depuis l'été 2007. En gros, mon ex belle soeur m'a dit :
"Parce que tu comprends, mon frère c'est enfin livré à moi après toutes ces années de galère que tu lui as fais subir (!!!???!!!), alors je ne veux pas prendre parti, mais, tu comprends, c'est mon frère, hein, mais je prends pas parti mais vaut mieux qu'on ne se voit pas et que nous ne communiquions plus."
La discussion avec les filles a donc dérivé sur le fait que leur cousin est toujours aussi mauvais joueur (quand il perd, il n'est pas rare de voir le jeux voler au travers de la pièce...).... et que de ce fait, en découle très régulièrement des "corrections physiques" de son père.
moi :
J'en suis restée sur les fesses !
J'ai cru avoir mal compris, que les filles "poussaient un peu le bouchon"...mais non, elles ont détaillé les scènes auxquelles elles ont assisté encore le we dernier quand leurs cousins sont montés avec leurs parents (ils habitent à coté de Toulouse) : Le père tapant sur le fils à plusieurs reprises, lui donnant des coups de pieds, le traînant par les cheveux.... j'en suis restée sans voix devant cette description et devant l'émotion de mes filles.
Elles ont eu peur, ont vu leur petite cousine pleurer, et la Mère dans tout ça me demanderez vous ? .... et ben elle n'intervient pas. Elle se contente d'aller consoler son fils une fois la colère du père passée. Un fait isolé ? il semble que non, car à chaques vacances d'été passées chez eux à vu son lot de coups pleuvoir sur l'enfant.
J'en suis estomaquée, ahurie... et hyper triste. Je ne gardais pas du tout cette image de mon ex beau frère et encore moins de mon ex belle sœur laissant faire. Il est évident que je ne peux rien faire, je n'ai plus du tout de contacts avec eux depuis presque 5 ans. Ce couple ne fait pas parti des catégories de personnes "à problèmes" que l'on peut voir à la télévisions dans certaines émissions choc, ils ont une belle maison, de beaux enfants, une situation professionnelle et financière très enviable, ils sont marié depuis 11 ans, ensemble depuis 20 ans...
FilleAinée et PetiteChérie m’ont dit avoir été choquée, se rendre compte de la chance qu'elles ont d'avoir des parents qui ne tapent pas. J'ai toujours été contre la violence en règle générale, contre le fait de taper ses enfants pour les éduquer, et pour moi, il m'est impossible de prôner ce que j'entends encore trop souvent : "Une claque n'a jamais fait de mal à personne". C'est faux ! Une claque peut faire des ravages incroyables sur un enfant, sur sa confiance en lui, en l'adulte qui est sensé le protéger, le guider... Je ne dis pas que je suis parfaite dans l'éducation de mes enfants, loin de à. Nous faisons tous ce que nous pouvons avec les outils que nous avons entre les mains. Il m'est arrivé dr'avoir la main leste sur FilleAinée 2-3 fois.... et j'ai pleuré plus qu'elle les rares fois où c'est arrivé, en lui demandant de m'excuser de mon geste inapproprié !
FilleAinée ne comprends pas non plus comment sa Tante, qu'elle aime beaucoup, peut rester avec un homme qui tape autant son enfant !!
Je n'ai malheureusement pu qu'aller dans son sens... c'est peut être la sensiblerie des hormones de la grossesse, mais je suis super triste pour ce gamin, ce qu'il subit. Ça me touche énormément...
Va falloir que je débriefe ça avec les enfants... et avec leur père. Je ne peux même pas imaginer mes enfants assister à ce genre de "spectacle"....
Comment leur expliquer ? Quels mots trouver ?
J'en ai très mal dormi cette nuit... J'y ai beaucoup pensé, réfléchi, mes souvenirs sont venus en masse me titiller... Ce matin, J'ai pris un peu de temps durant le petit déjeuner pour faire un peu le point sur ce sujet avec les enfants. La question de FilleAinée c'est : "Mais maman, qu'est ce qu'on peut faire, Nous, dans un cas comme ça ? On est que des enfants et si on dit quelque chose, on va se faire rouspéter à notre tour..."
Elle n'a pas tord la Miss. Un enfant de 8, 10 ou 12 ans qui donne son avis sur "un mode éducatif"... c'est très très mal vu dans notre société, n'est ce pas ? Quand on sait qu'en plus, personne ne dit rien quand ce genre de chose arrive.... ni leur père, ni la Mère, ni même la grand-mère ! Je trouve cela grave... mais peut-être suis je encore une fois à coté de la plaque ? ...
Une vision m'est venue à ce moment là. Celle de la Résistance. Oui, c'est un grand mot, un mot qui évoque beaucoup de choses pour la majeure partie des gens. Il y a 2 sortes de Résistance : la résistance passive et la résistance active. C'est ce que j'ai expliqué à mes enfants ce matin. Avec les mots les plus simples possible.
"Résister, c'est ne pas céder. On peut résister de manière physique ou avec sa tête. Dans votre cas, vous êtes des enfants, votre oncle fait 2 fois votre taille et votre poids, il vous est impossible de l'affronter physiquement. Pour beaucoup de personnes, il est aussi difficile (voir impossible) de d'écouter l'avis des enfants sur ces sujets. Donc, dans votre cas, la résistance active n'est pas possible. Mais il vous reste la résistance passive. Vous avez le droit de ne pas vouloir regarder un enfant se faire battre par son père. Ne pas vouloir regarder ne veut pas dire ne pas voir, ou ignorer. Vous savez ce qui se passe, mais vous avez le droit de tourner le dos et de sortir de la pièce. C'est aussi une façon de manifester son désaccord avec de tels gestes. N'oubliez jamais que la violence physique sur un enfant est une preuve de lâcheté et de faiblesse de la part d'un adulte"
Vous avez dit citron ?
Je vous ai déjà dis que j'ai des remontées acides super désagréables des que je mange du chocolat ? que je bois du thé, du café, du cappuccino ? Quand je mange du Nutella ou encore de la pate à tartiner auspéculos ?... Oui, au moins dix fois déjà, je sais...mais ça me pourrit la vie !!!!! Je pourrais vivre la plus merveilleuse des grossesses si je ne subissais pas ces maudites acidités. Même quand je ne mange/bois pas les aliments/boissons sensibles... il m'arrive quand même d'en avoir sans réussir à déterminer le ou les coupable(s). Certains jour, c'est du matin au soir, même en prenant du "gavisconelle", ça les apaise un peu mais si je mange au repas suivant, ça revient en force. A certains moments c'est tellement douloureux que j'en ai la tête qui tourne et que je ne me sens vraiment pas bien.
Ma sage femme m'a proposé deux remèdes. Ils sont un tantinet farfelus mais après tout, pourquoi pas, si cela fonctionne....
Le premier étant de râper une pomme de terre crue. D'en presser le jus...et de le boire ! Heu... comment dire.... là, je dis "Joker !" et je passe mon tour ! je préfère largement les pommes de terre rapées sous cette forme :
Le second remède me parle déjà beaucoup plus : il s'agit de boire du jus de citron frais. Là encore, faut quand même pas me demander la lune, impossible pour moi de le boire pur et sans sucre, mais.... cela fonctionne !!! Franchement, quand elle m'a dit cela, j'ai cru qu'elle blaguait, il me semblait improbable de basifier un estomac avec un truc acide. Et pourtant... Je dois avouer que l'effet est très rapide et sur le long terme.
On peut espérer que les beaux jours vont enfin arriver pour de vrai, et qu'une bonne citronnade, fraiche et désaltérante bue sur un transat dans le jardin, ne sera plus un rêve...
Morale de l'histoire: avoir toujours sous la main un citron quand on est enceinte !
24 SA
ou 5 mois. Déjà !
4 mois encore à attendre...(avec un peu de chance, un tout petit peu moins ?...;-)
Mes angoisses de bébé trisomique sont toujours très présentes...
Mes peurs sur la conduite à tenir à cause du strepto B lors de la naissance n'ont pas disparues... malheureusement... Mais...
Je m'oblige à l'optimisme malgré cela. Penser à ce bébé qui bouge tout le temps en moi me donne le sourire. Je l'imagine gesticuler dans tous les sens, faire des pirouettes et des cabrioles dans mon ventre. Certains de ces mouvements me font déjà sursauter tellement ils sont forts et vigoureux. L'ampleur de mon ventre surprend tout notre entourage... même moi !
J'ai pris 4 cm de tour de taille en 1 mois : de 130 je passe à 134 cm ... et pas un seul kilo de plus ! (si, si, je vous assure, j'ai vérifié encore hier matin !)
Comme beaucoup je pense, je subis encore plus ou moins quelques petits maux de la grossesse, mais honnêtement, ça ne va pas trop loin. Quelques acidités gastriques si j'ai l'idée de manger ou de boire du chocolat/café/thé et quelques douleurs dans la cuisse/fesse droite si je reste trop longtemps dans la même position.
Je confirme, j'aime être enceinte même si je suis moins souple, plus vite essoufflée, plus vite fatiguée...
Et puis ...
J'ai commencé "les listes" ! Comment cela quelles listes ?.... ben, les listes des choses à faire avant la naissance du bébé, des choses à prévoir pour son arrivée, des choses à acheter pour l'accouchement à la maison, la liste des choses à trouver, emprunter si possible... Vous ne faites pas de listes vous ?
J'en ai encore une autre à mon actif (ou devrais je dire pour l'actif du ZhomChéri) : la liste des choses à finir dans la maison avant que bébé arrive ! ... parce que franchement, passer la ponceuse, faire de la peinture ou poser des rideaux une fois que bébé est là, ça ne me semble pas super cool ... en fait, j'aimerai bien que notre nid soit le plus "fini" possible pour son arrivée. Je sais, dans une maison, on n'a jamais fini, mais bon, tout est relatif, n'est ce pas ? ;-)
J'ai donc enfin trouvé des rideaux pour notre chambre (au bout d'un an ! mieux vaut tard que jamais lol)
Trouvés chez notre fournisseur officiel d'ameublement !
Ce qu'il ne faut pas trop crier sur tous les toits, c'est que nous sommes certainement passé des dizaines de fois devant, sans jamais tilter que c'était ce que nous cherchions...hum hum...
Reste à Zhom à 'installer la barre afin que pouvoir les ajuster à la bonne longueur.
Je suis tellement motivée que j'ai entrepris de finir le couloir menant aux chambres. Le papier peint vieillot a été enlevé quand nous sommes arrivés, l'après et encore un autre papier peint, enlevés à la décolleuse quelques semaines plus tard. Il y a 2 mois j'ai poncé les murs, j'ai fait/posé un enduit de lissage et reponçé le tout. J'ai trouvé la peinture couleur "goudron" que j'ai posé sur les montants des portes après bien sur les avoir aussi poncées et lessivées. Depuis mardi, je me suis attaquée aux portes elles-mêmes ! Ponçage, dépoussiérage, lessivage... 2 portes sur 4 ont déjà leurs premières couches de peintures. Au pluriel, "peintures" car forcément, ZhomChéri ne voulait pas de papier peint sur l'intérieur des portes, mais de la peinture....et bien sur, pas de la même couleur que l'extérieur de ces fameuses portes... pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ;-)))
je vous mettrais quelques photos quand j'aurais fini... ;-)
J'l'avais bien dis, et pourtant, on ne voulait pas me croire...
Du coup, je peux leur tirer la langue et leur faire la nique !
Ce lundi, j'ai fait les prises de sang estimant mon taux de glycémie dans mon sang.
Il y a une manière communément admise, c'est le test O'Sullivan. Une prise de sang à jeun, et la suivante après avoir avalé 50g de glucose pur.... Je l'ai fais une fois pour FilleAinée, c'est une immondice, c'est horrible : je vous laisse imaginer les nausées et les malaises qui s'ensuivent... j'ai dis "Plus Jamais !
Ma sage femme souhaitait être rassurée, elle n'a pas trop insisté, j'ai donc consentie à faire ces prises de sang, mais avec un protocole différent, tout aussi valable et reconnu que le test O'Sullivan... La première prise de sang "à jeun" et l'autre"post prandiale" (comprendre après le petit déjeuné). Ces prises de sang servent à déterminer si j'ai un diabète gestationnel ou non.
La jeune femme du labo a regardé en deux fois l'ordonnance... elle ne devait pas avoir l'habitude ou alors, elle était soulagée de ne pas avoir à préparer la fameuse solution et devoir garder ma personne dans ses murs par mesure de sécurité durant une bonne heure.... je ne sais pas..
Première prise de sang à jeun donc, à 8h45, je suis rentrée chez moi avec ZhomChéri, et là j'ai pris un bon petit déjeuner : une infusion avec 1 sucre n°4, 1/4 de baguette avec du saint Hubert 41 dessus, un verre de jus d'orange, un yaourt sucré-vanille et un pain au chocolat. Autant vous dire que pour moi c'est un BON petit déjeuner, d'habitude j'ai du mal à avaler la moitié, mais je pense que d'avoir du retarder l'heure de ce repas m'a quand même aidée... Seconde prise de dans 2h après le début du petit déjeuner donc à 11h. Vite fait bien fait c'est emballé.
Résultat à jeun 0.72g/l
En post prandiale : 0.90g/l
Sachant que l'on considère le risque à partir de 1.30g/l
Oui, je tire la langue à tous ces gynéco, sages-femmes, échographes... à tout le corps médicale suivant mes grossesses au file des années et qui m'a toujours plus ou moins enquiquiné sur la probabilité de diabète gestationnel. Pourquoi ? Parce que je suis en sur-poids et que mes bébés sont relativement gros. Je dis bien - relativement - puisque la première faisait 4.510 kg, la seconde 3.820 kg et le troisième, 5.070 kg à leur naissance, tous à terme, voir même avec 6 jours de rab pour le dernier. Nous sommes donc en face d'écarts assez important d'un bébé à l'autre. Il faut aussi savoir que le père des aînés n'était pas non plus un petit gabarit... Mais, que je n'ai jamais vraiment pris de poids durant ces grossesses. Forcément, il y a des réserves, les bébés ont puisé dedans.
Je suis et je reste persuadée que dans l'immense majorité des cas, les femmes font les bébés qu'elles peuvent sortir (pas de polémique, j'ai bien dit "dans l'immense majorité des cas, et pas dans tous les cas ;-) )
J'ai beau dire que dans ma famille, les femmes font de gros bébés... on me regarde avec suspicion, doute....voir carrément, comme le dernier échographie que j'ai vu pour Zébulon, me fait un sourire en coin en affirmant que "Mais si madame, vous deviez faire du diabète gestationnel mais vous ne le saviez pas"...
J'ai ravalé ma langue qui s'apprétait à se lancer dans une diatribe sans fin (si si, j'vous assure j'ai fermé ma g.... bouche !) J'ai sorti mon chéquier et nous sommes partis.... c'est ZhomChéri que j'ai bassiné durant les 20 mn qui suivent (l'est gentil lui au moins, il m'écoute sans m'interrompre... je pense qu'il n'ose pas quand je suis aussi agacée ;-) )
Ce que je trouve le plus surprenant, dans tout cela et encore, ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, c'est surtout l'incapacité qu'ont certains docs à ne pas faire confiance aux femmes et à leur ressentit. Je connais les tenants et les aboutissants d'un diabète gestationnel, mais je me pose aussi pas mal de questions sur les effets potentiellement nocifs pour la future maman, d'avaler 50 g de glucose pur en si peu de temps (et même pour le bébé !) Cela ne me semble pas franchement anodin d'autant moins quand il y a d'autres possibilités bien moins contraignantes...



















